TOGO : le cercle vicieux des petits producteurs agricoles
Au Togo, l’agriculture fait vivre la majorité de la population. Pourtant, derrière les champs de maïs, de Riz, soja ou de coton, se cache une réalité dure : de nombreux petits producteurs sont coincés dans un cercle vicieux de pauvreté. Faible épargne, crédits usuriers, ventes à perte… autant de pièges qui les empêchent de sortir de la précarité. Décryptage d’un problème urgent à résoudre.
Pourquoi les producteurs agricoles manquent-ils toujours d’argent ?
La plupart des petits exploitants agricoles n’ont presque pas d’épargne. Leur trésorerie est si limitée qu’ils peinent à payer l’école des enfants ou les frais de santé. Et surtout, ils n’ont pas assez de capital pour investir dans leurs champs. Résultat : leurs exploitations restent peu productives, et leurs revenus stagnent.
Quand la microfinance se retire, les paysans sont abandonnés
Pendant un temps, les institutions de microfinance représentaient une bouée de sauvetage pour le monde rural. Mais aujourd’hui, beaucoup se désengagent de ce secteur jugé trop risqué. Les agriculteurs se retrouvent alors sans accès à un crédit formel, et sans solutions pour financer leurs besoins de base ou investir dans leurs cultures.
Les commerçantes locales : un recours… mais à quel prix !
Privés de crédit bancaire, les paysans se tournent vers les commerçantes locales. Celles-ci leur prêtent de l’argent, mais avec des taux d’intérêt exorbitants, parfois jusqu’à 100 % en six mois. Ces dettes deviennent vite insoutenables et enferment les agriculteurs dans une dépendance financière encore plus lourde.
Récolte rime avec remboursement forcé
Le piège se referme au moment des récoltes. Les paysans doivent rembourser leurs dettes au plus vite. Mais sans épargne et sans magasins de stockage, ils n’ont pas le choix : ils vendent leur production immédiatement, à des prix très bas. Cette vente précipitée profite aux intermédiaires, mais prive les producteurs du juste fruit de leur travail.
Des revenus trop faibles pour espérer mieux
Une fois les dettes remboursées et les récoltes bradées, il reste très peu d’argent. Trop peu pour réinvestir, améliorer les techniques de production ou constituer une épargne. Les producteurs retombent alors dans la pauvreté, prêts à recommencer le même cycle l’année suivante.
Quelles solutions pour briser le cercle vicieux ?
Heureusement, des pistes existent :
- Un crédit agricole adapté : des prêts à taux raisonnables, pensés pour les cycles agricoles, permettraient aux producteurs de financer leurs besoins sans s’endetter à outrance.
- Des infrastructures de stockage : avec des magasins collectifs, les paysans pourraient conserver leurs récoltes et vendre plus tard, à de meilleurs prix.
- La force des coopératives : en s’organisant en groupements, les producteurs gagneraient en pouvoir de négociation face aux commerçants et intermédiaires.
- Une politique agricole logique et adaptée (Les décisions gouvernementales)
« Le cercle vicieux de la pauvreté des petits producteurs agricoles au Togo n’est pas une fatalité. Avec un meilleur accès au crédit, des infrastructures adaptées et une solidarité renforcée entre agriculteurs suivi d’une volonté de politique agricole adéquate, il est possible de transformer cette spirale de précarité en un cercle vertueux de prospérité. Soutenir les paysans, c’est soutenir l’avenir du pays ».
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