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	<title>BUSINESS Archives -</title>
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	<title>BUSINESS Archives -</title>
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		<title>Manioc : la plante d’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[assetenakoura]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 12:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTU]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le manioc (ou cassava) est une racine tropicale devenue un pilier de l’alimentation en Afrique</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <strong>manioc</strong> (ou <strong>cassava</strong>) est une racine tropicale devenue un pilier de l’alimentation en <strong>Afrique subsaharienne</strong>. En 2022, la production mondiale de manioc s’est élevée à <strong>330 millions de tonnes</strong>, dont environ <strong>66 % provenaient de l’Afrique subsaharienne</strong>. Plus de <strong>5</strong><strong>00 millions de personnes</strong> dans le monde dépendent chaque jour de cette culture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em><strong>Utilité et importance alimentaire</strong></em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le manioc est la <strong>troisième source de glucides</strong> dans les régions tropicales, juste après le riz et le maïs.</li>



<li>Il pousse dans des <strong>sols pauvres</strong>, résiste à la <strong>sécheresse</strong> et peut être récolté de 6 mois jusqu&rsquo;à 18 mois après plantation, offrant ainsi une grande flexibilité aux petits producteurs.</li>



<li>Il constitue un <strong>filet de sécurité alimentaire</strong> pour des millions de ménages ruraux.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Production : chiffres clés en Afrique</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Afrique subsaharienne produit environ <strong>146 millions de tonnes</strong> de manioc chaque année, soit plus de <strong>60 % de la production mondiale</strong>.</li>



<li>En 2022, les plus gros producteurs africains étaient :
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Nigeria</strong> : ~63,4 millions t (30,8 % de la production africaine)</li>



<li><strong>République démocratique du Congo (RDC)</strong> : ~44 millions t (20,8 %)</li>



<li><strong>Ghana</strong> : ~26,4 millions t (11,7 %)</li>



<li><strong>Tanzanie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Bénin</strong>, etc.</li>
</ul>
</li>
</ul>



<p>En RDC, la production est estimée entre <strong>15 et 30 millions de tonnes</strong>, selon les sources, avec une consommation moyenne par habitant de <strong>353 kg/an</strong>, la plus élevée au monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Faibles rendements vs potentiel élevé</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les rendements actuels en Afrique sont faibles, généralement entre <strong>5 et 8 tonnes par hectare</strong>.</li>



<li>Pourtant, des pratiques améliorées pourraient permettre d’atteindre <strong>40 à 60 t/ha</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Utilisations et dérivés polyvalents</em></strong></h2>



<p>Le manioc est incroyablement polyvalent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Consommation : <strong>racines fraîches</strong>, <strong>feuilles</strong> (légumes riches en protéines et vitamines), produits traditionnels comme <strong>gari</strong>, <strong>attieké</strong>.</li>



<li><strong>Fufu</strong>, <strong>chikwangue</strong>, <strong>tapioca</strong>… en RDC, le manioc fournit plus de <strong>60 % de l’énergie journalière</strong>.</li>



<li><strong>Amidon</strong>, <strong>farine</strong>, <strong>alcool</strong>, <strong>bioéthanol</strong>, <strong>aliment bétail</strong></li>
</ul>



<p><strong><em><a href="https://agromediaafrique.com/afrique-un-potentiel-agricole-inexploite/">Lire aussi : potentiel inexploité en Afrique </a></em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Opportunités économiques et commerciales</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Substitution du blé</strong> :<br>Au Nigeria, remplacer <strong>15 % du blé importé</strong> par de la farine de manioc aurait économisé <strong>408 millions USD</strong> en 2021.</li>



<li><strong>Marché des biocarburants</strong> :<br>Le manioc peut produire de l’<strong>éthanol</strong> utilisé comme carburant, solvant, en cosmétique, pharmacie ou spiritueux. Le marché de l’éthanol atteint <strong>100 milliards USD</strong> en 2024</li>



<li><strong>Marchés internationaux</strong> :<br>En 2024, les exportations africaines ont atteint <strong>81 000 tonnes</strong>, pour <strong>20 millions USD</strong>, principalement exportées par la <strong>Tanzanie</strong> (66 000 t, 14 millions USD) et l’<strong>Ouganda</strong> (11 000 t, 2,9 millions USD).</li>



<li><strong>Transformation industrielle et modernisation</strong> :<br>Le développement d’<strong>usines automatisées</strong>, de <strong>traçabilité via blockchain</strong>, ou de fermes durables générant des <strong>crédits carbone</strong> sont en croissance<br>Le Nigeria promeut l’incorporation de la farine de manioc dans le pain, et investit dans des centres de transformation. La Banque africaine de développement y voit une culture stratégique.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>&nbsp;Défis persistants</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pertes post-récolte</strong> très élevées : jusqu’à <strong>40–50 %</strong>, faute d’infrastructures, stockage et transformation adéquats.</li>



<li><strong>Accès limité</strong> aux variétés améliorées, intrants, engrais, laboratoires.</li>



<li><strong>Maladies et parasites</strong>, comme le virus de la mosaïque (mosaic) ou les insectes (whitefly) qui réduisent les rendements.</li>



<li><strong>Investissement élevé</strong> pour des usines modernes (coût estimé : 200 000–500 000 USD), un frein pour les entrepreneurs à petite échelle.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Pourquoi investir dans la filière manioc ?</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sécurité alimentaire</strong> : culture résistante, flexible, assurant la subsistance.</li>



<li><strong>Potentiel de transformation locale</strong> : emplois pour les femmes et les jeunes ; opportunités dans chaque maillon de la chaîne.</li>



<li><strong>Diversification économique</strong> : farine, amidon, bioéthanol, farine sans gluten, attiéké, etc.</li>



<li><strong>Intégration régionale</strong> possible : comme substitut du blé, le manioc diminue la dépendance aux importations.</li>



<li><strong>Tendance mondiale du sans gluten</strong>, valorisant la farine de manioc.</li>
</ul>



<p><a href="https://agridigitale.net/article/voici_8_varits_de_manioc__haut_rendement__cultiver_"><em>Lire également : Huit (8) variété à haut rendement à choisir au Togo</em></a></p>



<p><em>En résumé&nbsp;; l</em><em>e manioc est bien plus qu’un aliment de base en Afrique subsaharienne : une culture stratégique, source de sécurité alimentaire, de valeur industrielle, et d’opportunités entrepreneuriales. Pour les investisseurs, gouvernements et entrepreneurs, les leviers sont clairs :</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Investir dans les variétés à haut rendement, la formation agricole, et l’agro-transformation locale.</em></li>



<li><em>Développer des infrastructures post-récolte et de stockage pour réduire les pertes.</em></li>



<li><em>Exploiter les marchés émergents : substitution des importations, bioéthanol, produits sans gluten, indications géographiques (comme attiéké).</em></li>



<li><em>Promouvoir l’inclusion des femmes et des jeunes dans la filière, moteur de croissance inclusive.</em></li>
</ul>



<p><em>Avec des politiques appropriées et un appui technique, le manioc pourrait transformer des économies rurales en pôles de croissance durables et contribuer à l&rsquo;essor agro-industriel de l&rsquo;Afrique subsaharienne</em><em>.</em></p>
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		<title>Embouche ovine : source de revenus pour la jeunesse Africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[assetenakoura]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 06:05:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[BUSINESS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chômage des jeunes est devenu un problème majeur dans de nombreux pays africains. Chaque</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le chômage des jeunes est devenu un problème majeur dans de nombreux pays africains. Chaque année, des milliers de diplômés sortent des écoles et universités sans trouver d’opportunités dans le secteur formel. Face à cette situation, beaucoup se tournent vers l’informel ou restent sans emploi, accentuant la pauvreté et la dépendance familiale. Pourtant, l’agriculture et l’élevage offrent des pistes concrètes et rentables. Parmi elles, <strong>l’embouche ovine</strong> combinée à la <strong>commercialisation des volailles</strong> se révèlent être deux activités à fort potentiel pour permettre à la jeunesse de se lancer dans l’entrepreneuriat agricole et d’assurer son autonomie financière.</p>



<p><strong>L’embouche ovine : une activité accessible et rentable</strong></p>



<p>L’embouche ovine consiste à acheter des moutons maigres, souvent en période de soudure, puis à les nourrir et soigner de manière intensive sur une courte durée (2 à 4 mois) afin d’augmenter leur poids et leur valeur marchande. À la revente, surtout lors des fêtes religieuses et cérémonies, les bénéfices sont significatifs.</p>



<p>Les avantages de l’embouche ovine sont nombreux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un cycle court</strong> : alors que l’élevage traditionnel prend du temps, l’embouche permet de générer des revenus rapides, parfois en seulement 3 mois.</li>



<li><strong>Une forte demande</strong> : la viande ovine est très consommée en Afrique, particulièrement lors de fêtes comme la Tabaski, où la demande explose et les prix montent en flèche.</li>



<li><strong>Un capital de départ accessible</strong> : contrairement à l’embouche bovine qui nécessite un investissement important, les moutons coûtent moins cher, permettant aux jeunes de démarrer avec 20 têtes.</li>



<li><strong>Un débouché garanti</strong> : que ce soit sur les marchés locaux, auprès des bouchers ou des particuliers, l’écoulement des moutons engraissés ne pose généralement pas de problème.</li>



<li><strong>Création de compétences</strong> : les jeunes apprennent à gérer l’alimentation, la santé et la reproduction, ce qui constitue un savoir-faire valorisable.</li>
</ul>



<p>&nbsp;«&nbsp;Un jeune qui achète 5 moutons maigres à bas prix, les nourrit convenablement avec des sous-produits agricoles et des compléments alimentaires, peut les revendre après 3 mois avec une marge bénéficiaire intéressante. En répétant cette opération deux à trois fois par an, il peut constituer un revenu régulier et durable&nbsp;».</p>



<p><strong>La commercialisation des volailles : un marché en plein essor</strong></p>



<p>À côté de l’embouche ovine, la volaille représente une autre activité très porteuse. Le poulet et la pintade sont de plus en plus consommés dans les villes africaines. La demande ne cesse de croître avec l’urbanisation, la restauration rapide et la multiplication des restaurants et hôtels.</p>



<p>Les atouts de la commercialisation des volailles sont clairs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un cycle d</strong><strong>’engraisement</strong><strong> rapide</strong> : en 45 à 60 jours, un poulet de chair est prêt pour la vente.</li>



<li><strong>Une demande constante</strong> : contrairement à l’ovin, souvent lié aux fêtes, le poulet se consomme toute l’année, ce qui assure une régularité des ventes.</li>



<li><strong>Un investissement modulable</strong> : un jeune peut démarrer avec 50 jeunes selon ses moyens, puis développer son activité progressivement.</li>



<li><strong>Diversification</strong> : en plus des poulets de chair, les jeunes peuvent vendre des œufs, des pintades ou même s’orienter vers l’élevage des poules pondeuses.</li>



<li><strong>Possibilités de distribution variées</strong> : marché local, vente directe aux familles, fourniture aux restaurants, hôtels, voire promotion via les réseaux sociaux.</li>
</ul>



<p>Ainsi, la volaille constitue une activité dynamique qui assure un revenu rapide, permettant aux jeunes d’avoir une trésorerie constante.</p>



<p><strong><em>Un duo complémentaire pour réduire le chômage</em></strong></p>



<p>Associer <strong>l’embouche ovine</strong> et <strong>la commercialisation des volailles</strong> est une stratégie intelligente pour diversifier les revenus. Ces deux activités se complètent parfaitement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’embouche ovine génère des bénéfices élevés mais sur un cycle légèrement plus long.</li>



<li>La volaille, quant à elle, assure un revenu plus rapide et régulier.</li>
</ul>



<p>En combinant les deux, un jeune peut équilibrer sa trésorerie et sécuriser ses activités. Si une opération ovine prend plus de temps à se concrétiser, les ventes de volailles permettent de couvrir les charges courantes et d’assurer un revenu intermédiaire.</p>



<p>Au-delà de l’aspect économique, ces deux activités ont un impact social positif :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elles permettent aux jeunes d’acquérir <strong>autonomie et dignité</strong> sans attendre un emploi formel.</li>



<li>Elles créent des emplois indirects (alimentation animale, transporteurs, commerçants, vétérinaires).</li>



<li>Elles participent à <strong>l’amélioration de la sécurité alimentaire</strong> en mettant sur le marché des viandes de qualité et accessibles.</li>



<li>L’utilisation des outils numériques pour mieux vendre, accéder aux informations de marché et</li>
</ul>



<p>Face au chômage croissant des jeunes, il est urgent de valoriser les filières agricoles et d’élevage comme véritables tremplins économiques. L’embouche ovine et la commercialisation des volailles offrent des opportunités concrètes, accessibles et rentables. Elles ne nécessitent pas forcément de gros moyens, mais plutôt de la volonté, de la discipline et de la créativité.</p>



<p>«&nbsp;En choisissant ces activités, les jeunes peuvent non seulement s’assurer une autonomie financière, mais aussi contribuer activement au développement économique et social de leur communauté. L’avenir de la jeunesse africaine réside dans sa capacité à transformer les ressources locales en richesses durables. L’embouche ovine et la volaille en sont deux exemples concrets et prometteurs ».</p>
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